La Mata Atlantica est un des biomes du Brésil les plus menacés. Sa surface d’origine était d’environ 1 million de km². Elle n’est actuellement que 50 000 km² soit 5% de la surface d’origine. La mission aura pour objectifs : – de sensibiliser le public français au problème de la Mata atlantica (causes de sa diminution dramatique, enjeux et problèmatique de sa conservation etc.) – d’établir avec les autorités brésiliennes une action concertée pour l’introduction en France de certains végétaux afin de promouvoir la Mata Atlantica et de reverser des royalties aux organismes brésiliens de conservation de la biodiversité. Cette opération devra être exemplaire à la fois dans les méthodes (approche scientifique et respect des lois et conventions) et dans la communication qui en sera faite. Ainsi, concernant l’Araucaria, plante symbole qui signe le voyage du CCVS, 2 projets sont soumis aux institutions du Brésil : 1 – Volet scientifique d’essais d’acclimatation – Lots de graines d’Araucaria prélevées dans la zone la plus froide – Lots confiés à différents laboratoires et jardins botaniques pour mise en culture dans différentes régions de France – Etude scientifique (selon un cahier des charges précis) de la rusticité des plantes – Retour des informations au Brésil (rapports, communications, conférences au Brésil). 2 Volet grand public de diffusion d’Araucarias avec versement de royalties au Brésil – Accord de partenariat entre les autorités brésiliennes et le partenaire du CCVS, TRUFFAUT – Truffaut met en vente des plants d’Araucarias. Chaque plant sera accompagné d’une information destinée au public sur la Mata atlantica et la conservation de la biodiversité au Brésil – Pour chaque plante achetée une certaine somme est reversée au Fond brésilien pour la protection de la Mata Atlantica. De nombreux scénarios de ce type sont possibles, avec toujours deux points communs, l’information du public et le partage équitable des bénéfices avec le Brésil.
Rocouyer (Bixa orellana, Bixaceae, Malvales)
Ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius, Cistaceae, Malvales)
Colza (Brassica napus, Brassicaceae, Brassicales)
De la longueur des organes reproducteurs…chez les plantes
Chez la primevère ou coucou, Primula veris en latin, la stratégie est différente : la taille des organes sexuels varie d’une plante à l’autre. Certaines primevères ont un style, la partie allongée entre l’ovaire et le stigmate où se dépose le pollen, qui est très long. Le stigmate est alors placé très au-dessus des étamines : les fleurs sont dites longistylées – voir figure A du schéma ci-dessous. Sur la surface du stigmate, les papilles sont longues alors que les grains de pollen sont de petite taille. D’autres ont un style court et des étamines qui, au contraire, de celles précédentes, sont disposées au-dessus du stigmate. Les fleurs sont alors qualifiées de brévistylées – voir figure B du schéma ci-dessous. Sur la surface du stigmate, les papilles sont courtes alors que les grains de pollen sont de grande taille. Une abeille qui butinera d’abord une fleur brévistylée prélèvera des grains de pollen de grande taille qui s’accrocheront sur son dos : ces grains seront déposés sur les fleurs suivantes. Cependant, ils ne pourront germer que sur un stigmate compatible, c’est-à-dire sur des papilles stigmatique de grande longueur. Ainsi, l’abeille effectue une pollinisation croisée améliore le brassage génétique, diversifie les génotypes et augmente la probabilité de trouver dans une population des individus mieux adaptés à d’éventuels changements de conditions de vie. —- Voir photographie de fleur longistylée —- Voir photographie de fleur brévistylée